Suppressions de postes : où est le projet pour l'éducation ?
août 2007 - Coup de gueule
Les 11200 suppressions de postes annoncées par le ministre de l'Education Nationale confirment le manque d'ambition du gouvernement Fillon quant à l'exigence d'une éducation de qualité, accessible à tous.
L'UNL juge irresponsable une telle politique qui poursuit le démantèlement du Service Public d'Education, après les dizaines de milliers de postes déjà supprimés durant la précédente législature, et privilégie des considérations purement économiques.
C'est une fois de plus le second degré qui supporte l'essentiel de ces restrictions budgétaires, qui constituent une véritable attaque contre le corps enseignant et vont pénaliser durement les élèves.
Ces mesures ne pourront qu'avoir pour conséquence la détérioration des conditions d'étude des lycéens déjà engrangée par les coupes précédentes. En effet, le suivi individualisé, seule arme véritablement efficace contre l'échec scolaire, sera rendu extrêmement difficile avec des classes toujours surchargées.
Les personnels non enseignants, membres à part entière de la communauté scolaire jouent un rôle précieux d'accompagnement des élèves au quotidien, notamment dans la lutte contre la violence scolaire, la réduction de leur nombre ne fera que compliquer leur tâche.
Les options telles que les Arts Plastiques ou le théâtre sont en voie de disparition, malgré les bonnes intentions affichées pour la valorisation de ses enseignements on peu craindre le pire.
Avec la réduction des moyens, c'est la diversité de l'éducation qui s'appauvrit à l'encontre d'une école de l'épanouissement et de l'émancipation des élèves.
Ces mesures encouragent les familles à se tourner toujours plus nombreuses vers l'enseignement privé, au détriment de l'objectif de mixité sociale et de réussite de tous les élèves que doit atteindre le service public. L'égalité qui est l'essence même de l'école républicaine est ainsi menacée par l'avènement d'une école à deux vitesses.
L'UNL se mobilisera aux côtés des syndicats de l'Education et des associations de parents d'élèves pour créer les conditions d'une mobilisation de grande ampleur dès la rentrée, afin de lutter contre le démantèlement progressif du service public d'Education.
Floréale Mangin, Présidente de l'UNL






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