L'article L 122-28 permet aux parents d'un nouveau né de cesser ou de réduire leur activité, si et seulement s'ils ont plus d'un an d'ancienneté (cette loi s'applique aussi aux adoptions).

Accordé selon les règles du droit du travail, le congé parental d'éducation est d’une durée d'un an renouvelable deux fois selon l’accord décidé entre le salarié et l'employeur jusqu'à ce que l'enfant ait atteint l’âge de 3 ans. Cependant, ce congé peut être prolongé si l’enfant est malade ou présente des signes de handicap.

Le congé parental d'éducation est un droit, de ce fait l'employeur ne peut donc pas le refuser.
Pour effectuer une demande de congé parental d'éducation, il faut envoyer une lettre en recommandé avec accusé de réception au plus tard 2 mois avant le départ en congé en indiquant la date de début et de fin du congé ou du travail à temps partiel.
Egalement pour le renouvellement, il doit être obligatoirement demandé un mois avant la date de fin du congé. Le congé n'est renouvelable que deux fois.
De ce fait le congé parental d'éducation permet aux parents de l'enfant né de se consacrer entièrement ou partiellement à son éducation. Sachant que les seules activités profesionnelles proposées aux mamans sont assistante maternelle ou encore le suivi d'une formation (à sa charge).

Durant toute la durée du congé, le salarié pourra seulement conserver ses droit aux prestations en natures (remboursement des soins médicaux, des médicaments, etc.).
Les allocations parentales d'éducation ne sont remises par la Caisse d'Allocation Familiale qu'à partir du deuxième enfant et seulement si les parents ont travaillés deux ans au cours des cinq dernières années.
Cependant, il est tout de même possible de travailler à temps partiel pendant le congé.
Le temps de travail doit être réduit d'au moins un cinquième sans que son activité soit inférieur à 16 heures.
Il est toujours possible de bénéficier du complément de libre-choix d'activité si les parents ont travaillés pendant les deux années précédentes.

Le congé parental ne retire pas le travail du salarié. A la fin du congé, le salarié reprend la même place qu’il occupait au sein de son lieu de travail et garde la totalité des droits dont il bénéficiait avant son départ.