Le développement de l'apprentissage constitue l'un des axes du plan de cohésion sociale. De fait, l'apprentissage poursuit sa progression : 26 Régions ont signé des contrats d'objectifs et de moyens avec l'État pour développer cette voie de formation dans leurs territoires ; des accords nationaux avec plus de 20 branches professionnelles ont été conclus ; 402 000 apprentis ont déjà opté pour cette solution.

N'empêche : la possibilité de suivre ses études dans le cadre d'un contrat d'apprentissage est encore méconnue par les bacheliers, notamment la possibilité de faire une Grande Ecole en apprentissage, et ce alors que de plus en plus d'établissements du supérieur proposent cette filière parmi leurs programmes.

C'est ce que montre une enquête commanditée par Microsoft et Hobsons en mai 2007 auprès de 4796 futurs bacheliers, passant leur bac en juin 2007 (Voir la fiche de l'enquête ci-après) :

  • 23 % des futurs bacheliers ne savent pas qu'il est possible de faire des études supérieures dans le cadre d'un contrat d'apprentissage.
  • 57 % des futurs bacheliers ne savent pas qu'il est possible d'obtenir un diplôme de Grande Ecole dans le cadre d'un contrat d'apprentissage.

Cela explique en partie pourquoi seulement 8% des bacheliers 2007 pensent faire leur formation supérieure en apprentissage (21% ne l'excluent pas en répondant " peut-être " à cette question).

La bonne image de l'apprentissage

L'apprentissage souffre donc d'un déficit de notoriété, déficit que l'on peut regretter quand on voit l'image très positive dont ce mode d'alternance jouit auprès des futurs bacheliers :

  • 9 lycéens sur 10 estiment que l'apprentissage est une très bonne formation en raison de l'alliance entre théorie et pratique.
  • 8 lycéens sur 10 pensent que la formation en apprentissage offre de meilleurs débouchés professionnels.

Plus de 2 lycéens sur 3 estiment que la formation en apprentissage demande plus de travail, mais " que cela vaut le coup ".

Côté négatif, ils sont seulement 1 sur 5 à considérer l'apprentissage comme un " diplôme au rabais " ; et 1 sur 3 croit que l'apprentissage peut être pénalisant dans le sens où il ne permet pas de faire des stages dans différentes entreprises.

Un bon moyen de financer ses études

S'ils ne savent pas toujours que l'apprentissage est proposé par les Universités ou les Grandes Ecoles, les lycéens ont bien identifié un des avantages de ce type de formation : ils sont près de 9 sur 10 à estimer que c'est un bon moyen de financer ses études.

A l'heure où les enquêtes montrent que les étudiants sont de plus en plus obligés de travailler pour financer leurs études, il existe ici un levier de communication, pour le gouvernement comme pour les établissements d'enseignement supérieur - et notamment les Grandes Ecoles de commerce - pour valoriser des formations dont on sait qu'elles sont performantes, mais aussi longues et donc onéreuses.

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