En 1976, lors de sa création, le montant de l'allocation de recherche correspondait à 1,5 fois le SMIC de l'époque afin d'être suffisamment attractive pour les candidats (diplômés de niveau Bac+5).
Aucun mécanisme d'indexation n'ayant été prévu, cette rémunération s'est dévalorisée au fil du temps. Elle n'a en effet été revalorisée que quelques fois durant les années 80, pour stagner toutes les années 90.
Depuis 2001, le montant de l'allocation a de nouveau été réévalué avec ces dernières années, une augmentation de 8 % début 2006 et début 2007 passant le montant mensuel brut de 1417,38 euros à 1530,77 euros.
Au 1er octobre 2007, une revalorisation de 8 % annoncée par Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, fait passer l'allocation à 1 650 euros brut par mois, soit 19 800 euros brut par an ou encore 1,29 fois le SMIC.

Pour bénéficier de l'allocation de recherche, le candidat doit être titulaire du grade de master et s'inscrire en doctorat. Son attribution est effectuée par le chef d'établissement sur proposition du directeur de l'école doctorale en accord avec le directeur de thèse et de la personne morale publique ou privée dans les laboratoires de laquelle l'allocataire poursuivra ses travaux de recherche.
L'allocataire de recherche possède le statut d’agent contractuel non-titulaire de droit public de l’État. Ce contrat donne lieu à la protection sociale de droit commun (régime général de la sécurité sociale).

Les allocataires de recherche peuvent en parallèle cumuler un monitorat d'initiation à l'enseignement supérieur dont le montant est de 335 € brut mensuel. Ils peuvent également devenir enseignant vacataire dans un établissement d'enseignement supérieur (dans la limite de 96 heures de travaux dirigés dans l'année).

En 2006, 57% des nouveaux allocataires cumulaient l'allocation avec le monitorat, soit 2.300 nouveaux doctorants.
Chaque année, ce sont 4 000 nouvelles allocations de 3 ans qui sont mises en place, soit au total 12 000 allocations.