Cette structure permet aux étudiants des grandes écoles de commerce, d’ingénieurs ou même d’universités et autres écoles spécialisées d’un niveau bac +4 minimum, de mettre en œuvre les connaissances acquises durant leurs études.
Une Junior-Entreprise à une vocation pédagogique, elle a pour objectif de compléter et de prolonger l’enseignement théorique des étudiants en les confrontant au monde professionnel.

La première création de Junior-Entreprise en France remonte à 1967. Il s’agit de l’actuelle Junior ESSEC, fondée par Bernard Caïoso, un étudiant de l'ESSEC, qui s’est inspiré du concept de Junior Achievement créé aux États-Unis en 1919. Il avait pour désir de créer une structure entièrement gérée par des étudiants, et permettant aux professionnels d'éviter les lourdeurs administratives et les coûts de structure des entreprises traditionnelles.

Aujourd’hui, il en existe près de 130 réparties sur l’ensemble du territoire français, regroupées et structurées au sein de la Confédération Nationale des Juniors Entreprises (CNJE) créée en 1969 par cinq JE.
La CNJE délivre le label de Junior-Entreprise (marque déposée par la CNJE) qui garantie la qualité des prestations fournies et la rigueur dans la gestion de l'association. Les Junior-Entreprises sont alors contrôlées deux fois par an lors des campagnes d’audit qualité menées par la CNJE.

En Europe, les confédérations nationales européennes de Junior-Entreprises sont, pour la plupart, rattachées à JADE, la Confédération Européenne des Junior-Entreprises basée à Bruxelles, créée en 1992.

En passant par une JE, les entreprises bénéficient de prestations similaires à celles proposées par des cabinets de conseil, et ceci à des prix abordables et très compétitifs. Le tarif de la journée d’études étant plafonné à 260 euros hors taxes.

Bon à savoir : le statut de l'étudiant membre d'une JE

Les étudiants qui sont membres actifs d’une Junior-Entreprise sont liés à l’association par une convention qui fixe les conditions de leur collaboration.
Ces étudiants ne sont pas considérés comme des salariés au sens de l’assurance chômage et du droit du travail, cependant, les rémunérations qu’ils perçoivent en contrepartie de leurs interventions sont soumises aux cotisations sociales au titre des salaires sur une base forfaitaire égale à quatre fois le SMIC horaire par journée d'étude rémunérée par l'association et non sur leur totalité.
En ce qui concerne leur régime fiscal, ils ne sont pas assujettis à la TVA et ne supportent pas la taxe professionnelle puisque le caractère professionnel de leur activité n’est que partiel étant donné sa finalité pédagogique. Les sommes qu'ils perçoivent sont considérées comme des honoraires.

Liens utiles

Confédération Nationale des Juniors Entreprises
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